Deux ans déjà !!!


Nous sommes dans le Pacifique et tout particulièrement en Polynésie depuis deux ans. Nous avons visité les îles Las Perlas dans le golf de Panama, les Galapagos bien sûr, les îles Marquises, les atolls des Tuamotus nord, les îles de la société. Toutes sont différentes par leur géographie, leur climat, leur isolement aussi.
Deux ans déjà !!!

Mais elles ont toutes un point commun, celui de la gentillesse de leurs populations. Plus l'éloignement est grand, plus le partage, le respect, l'humanité sont des valeurs sûres. 

Nous sommes entre "Êtres humains" sans artifices, ni jugements, sans différences, juste entre sourires, et bienveillances. 

La vie est simple, solidaire, même si bien sûr la modernité n'épargne pas les esprits. Il ne faut pas être naïf, ce n'est plus un paradis immaculé. Les mentalités sont mises à la rude épreuve du matérialisme. La super dictature des réseaux qui diffusent la "connerie humaine" perturbe la culture des Ma'ohis. 

Leurs fortes racines résistent aux vents contraires, c'est une lutte permanente. Leurs atouts sont issus de leur histoire, ce sont des peuples ultra connectés avec la nature. Ils sont venus sur ces terres si lointaines seulement guidé par les étoiles et leurs instincts de marins explorateurs.                                                                                                                                                

Il reste dans leurs gènes cette symbiose avec les éléments si précieux qui les entourent. Ils en tirent toutes ces valeurs de survie qui les unissent.  La jeunesse Ma'ohis ressent ce besoin impératif de regagner du terrain pour remettre leur culture au centre des fondations de leur identité. 

Les jeunes femmes comme .... deviennent des ambassadrices à travers le monde.

    



Les familles comme celle de Priscille Huukena s'attachent, à transmettre à leurs enfants l'amour de leur terre, à retisser les liens avec les éléments indispensables à la vie. Ce n'est pas du folklore, c'est le fondement d'un peuple. 

L'écologie n'est pas une posture, ni une bienséance intellectuelle, mais une nécessité vitale. Il faut respecter la nature et non les idées reçues des grandes réunions internationales où l'écologie punitive dicte sa loi et où l'on occulte les réalités de la mondialisation. Il suffit de regarder l'application Marine trafic pour se rendre compte de l'hypocrisie de ces petits hommes gris qui ne protège rien d'autre que leurs misérables carrières.

Un abime entre deux mondes, celle de notre ami Tema Rii, adorable pêcheur de l'atoll de Ahe qui prélève 2 à 3 thons par semaine pour nourrir son village et l'industrie chinoise qui met à l'eau des milliers de DCP dérivants pour rafler tout sur leurs passages et polluer les récifs polynésiens. Quel triste spectacle de voir des jeunes tortues empêtrées dans ces déchets flottants.  

Nous avons des devoirs envers ces gens, ils nous faut respecter leurs équilibres, leurs terres et tout ce qui les entourent. Soyons humbles, ils nous accueillent chez eux, nous ne sommes pas chez nous.  A nous les nomades de gagner leur respect. Acceptons les précautions nécessaires à la préservation des lagons, des fonds marins principale source de vie.  

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